De La Boétie à aujourd'hui : cinq siècles pour comprendre pourquoi on consent à sa propre servitude.
Un parking de ferry à Cherbourg. Un homme, fils d’immigrés, aux origines napolitaines et kabyles. Devant lui, un bulletin de vote pour un parti qui construit des murs, qui demande des frontières fermées, qui nomme les gens comme lui “le problème”.
Il vote quand même.
Ce moment — réel, observé, non inventé — est le point de départ de NOUS L’AVONS VOULU. Pas par goût du paradoxe. Parce qu’il contient, comprimée en une seconde, toute la question que Étienne de La Boétie posait déjà en 1548 dans son Discours de la servitude volontaire :
Pourquoi obéit-on ?
Pourquoi consent-on ?
Pourquoi parfois demande-t-on soi-même les chaînes ?
La Boétie n’avait pas de réponse simple. Je n’en ai pas non plus.
Mais traverser cinq siècles d’histoire pour arriver ici — dans nos démocraties qui se défont sans coup d’État, dans nos autoritarismes qui avancent en costume — c’est peut-être la seule façon de comprendre ce qui se passe sous nos yeux.
NOUS L’AVONS VOULU vient de paraître.
C’est un pamphlet court. Une question têtue : le voulons-nous encore ?
→ Disponible en version “papier” ou ebook sur https://amzn.eu/d/0b4nKP2j
Penser l’effondrement pour traverser le présent.
— Éditions effondrements.site