Un pamphlet ne s'écrit pas — il s'accumule. Des années d'observations, de colères rentrées, de questions sans réponse. Ce texte raconte comment ce livre est né.
Il y a des livres qu’on n’écrit pas vraiment. Qu’on accumule, sans le savoir, pendant des années. Des observations, des colères rentrées, des questions qui ne trouvent pas de réponse satisfaisante dans les journaux ni dans les discours politiques.
NOUS L’AVONS VOULU est ce livre-là pour moi.
Le titre vient d’une évidence qui m’a longtemps mis mal à l’aise : nous ne sommes pas seulement des victimes de ce monde politique qui se décompose. Nous en sommes, d’une certaine façon, les co-auteurs. Par nos votes, nos silences, nos accommodements successifs. Par cette façon qu’on a de trouver chaque nouvelle transgression “finalement pas si grave”.
Nous ne subissons pas. Nous consentons. Nous l’avons voulu.
Ça ne veut pas dire que tout le monde est également responsable. Ça veut dire que la question de la responsabilité collective mérite d’être posée sans détour.
J’ai écrit ce pamphlet comme on pose une question qu’on n’ose pas poser à voix haute. Pas pour accabler. Pour comprendre. Et peut-être, en comprenant, pour trouver une sortie.
La dernière question du livre est la plus difficile : *le voulons-nous encore ?*
Je ne sais pas si j’ai la réponse. Mais je crois que se la poser est déjà un acte.
NOUS L’AVONS VOULU, petit traité de la servitude politique
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